Si la prime de cooptation peut prendre plusieurs formes : cadeaux, bons d’achat, dons à des associations, il s'agit la plupart du temps d'une contrepartie financière. Lorsqu'on opte pour une prime financière, déterminer son montant est une tâche d'autant plus ardue qu'il y a autant de réponses que d'entreprises. Dans cet article, nous nous intéresserons aux éléments à prendre en compte pour fixer son montant.
- La prime de cooptation permet d’impliquer les collaborateurs et de sécuriser les recrutements
- Elle réduit les coûts et les risques d’erreur de casting tout en accélérant le sourcing
- Son montant dépend de plusieurs critères : rareté du profil, type de contrat, statut et secteur
- Elle représente en moyenne entre ¼ et ⅓ du salaire du candidat recruté
- Un cadre clair de versement est essentiel pour éviter frustration ou biais dans le recrutement
1. Le principe de la prime financière de cooptation
Dans un premier temps, revenons sur les grands principes de la prime de cooptation.
Pourquoi offrir une prime de cooptation
Une entreprise offre une prime de cooptation aux collaborateurs qui ont permis de recruter un profil intéressant pour un poste vacant ou en création. La prime est un moyen de les remercier et de les impliquer dans le processus de recrutement. C’est le moyen de nourrir un vivier de talents que l’on pourra évaluer par la suite et au sein duquel le service recrutement pourra choisir la personne qui convient le mieux à sa problématique.
La prime de cooptation permet d'encourager les collaborateurs à parler du poste et de l’entreprise autour d’eux, attirant ainsi les candidats éventuels.
Un recrutement coûte beaucoup d’argent, en particulier lorsqu'il y a une erreur de casting. C’est pourquoi, une entreprise gagne plus à verser une prime au collaborateur apportant un profil qualifié et fiable.
La cooptation lui permet de réduire les risques de mauvais recrutement tout en gagnant du temps sur le processus de sourcing. Découvrons ci-dessous les 4 critères principaux à prendre en compte pour déterminer le montant de la prime financière.
Article complémentaire
Pour compléter votre lecture, vous pouvez également consulter les 5 choses à savoir sur la prime de cooptation , qui revient sur les points clés à maîtriser pour concevoir une prime attractive, conforme au cadre légal et adaptée à votre politique de recrutement.
2. Comment la déterminer
Plusieurs éléments peuvent vous permettre d'identifier le montant idéal pour votre prime de cooptation financière.
Selon la rareté du profil
Lorsque la concurrence fait rage sur un type d'emploi en particulier, la cooptation est un excellent moyen de dénicher les meilleurs talents. Logiquement, plus le profil est pénurique, plus la prime sera importante. Les développeurs web, par exemple, sont des profils très difficiles à recruter. Ils sont amplement plébiscités et de nombreuses portes leurs sont ouvertes, quelle que soit leur spécialisation.
Au contraire, un profil plus répandu sera plus facile à recruter : le marché sature et les candidats peinent à se démarquer puisqu’ils sont extrêmement nombreux. Bien sûr, la zone géographique joue également un rôle essentiel dans la rareté du profil. Un assistant administratif sera plus facile à sourcer à Paris ou à Lille que dans un lieu-dit.
L'avantage de fixer une prime plus élevée sur ces profils : inciter les collaborateurs à communiquer les besoins, l'ADN et les valeurs de leur entreprise aux profils les plus rares.
Selon le type de contrat
On peut chercher un étudiant en alternance des mois durant pour développer un pôle. On peut également rencontrer les mêmes difficultés pour un CDD ou un CDI. La cooptation constitue donc un levier pertinent pour tous les types de contrats.
L'importance de la durée du contrat
Un recrutement en CDI aura plus de valeur qu’un recrutement en stage ou en CDD court en raison de la durée de la collaboration et de l'engagement des deux parties. Par exemple, il serait contre-intuitif d’offrir une prime équivalente au double du salaire mensuel d’un CDD d’un mois. Ainsi, le montant dépend de la rareté du profil, du contrat signé et de sa durée. Plus la collaboration est longue, plus la prime sera élevée.
Selon le type de statut
Le type de statut doit également être pris en considération. Il existe différents statuts :
- cadre
- salarié
- apprenti
- franchisé
- artisan
- ETAM
Chacun implique une difficulté de recrutement différente pouvant influer sur la prime.
Selon les secteurs d’activité
Certains secteurs ont plus de difficultés à recruter (ingénierie, informatique, R&D, santé, hôtellerie-restauration, construction). Dans ces secteurs, la prime peut être valorisée pour accompagner les efforts de recrutement. L’augmentation de la prime peut aider à attirer et conserver les talents, notamment face à la concurrence. Les collaborateurs en parlent aux talents qu’ils recommandent, ce qui devient un levier d’attractivité supplémentaire.
3. Quel montant pour une prime de cooptation
Il convient de créer un modèle propre à chaque entreprise en prenant en compte :
- la rareté du profil
- le type de contrat
- le statut
- le secteur d’activité
Nous avons recueilli des données empiriques issues de programmes de cooptation.
Montants moyens par secteur :
- 2410€ Internet / Télécom
- 2108€ Assurance / Finance
- 1524€ Commerce
- 1428€ Immobilier
- 1125€ BTP
Montants moyens par type de contrat :
- 1920€ pour les cadres
- 756€ pour les employés, techniciens et agents de maîtrise
- 548€ pour les ouvriers
De manière générale, une prime correspond à environ ¼ à ⅓ du salaire du collaborateur recruté.
4. Quand verser la prime de cooptation
Faut-il verser la prime au recrutement, à l’embauche ou après la période d’essai ?
Selon les entreprises :
- versement à la fin du recrutement
- versement à l’embauche
- versement après la période d’essai
- versement en deux temps
Verser la prime trop tard peut générer frustration ou démotivation. Il est donc important de définir un process clair.
À retenir :
- Une prime trop faible dévalorise l’effort
- Une prime trop élevée peut biaiser le recrutement
- Le montant se situe généralement entre ¼ et ⅓ du salaire
- Il doit être défini selon : rareté, statut, contrat, secteur
- Le délai de versement doit être clair et communiqué
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