Un marché qui se transforme plus qu'il ne s'effondre
La banque-assurance recrute moins qu'il y a cinq ans. Mais cette contraction du marché ne marque pas un effondrement. Elle accompagne plutôt une transformation profonde du secteur.
Une érosion des effectifs, une montée en compétences
Les effectifs des banques commerciales reculent de façon continue depuis 2014. En 2024, la baisse atteint 1,4 % sur un an (source : AFB). Malgré ce recul, le secteur bancaire représente encore 1,7 % de l'emploi salarié privé en France.
La structure des emplois, elle, se transforme en profondeur. Les cadres représentent désormais 73 % des salariés, contre 64,6 % en 2018. Les postes de guichet et de back-office laissent progressivement place à des fonctions de conseil, de conformité, de data ou d'IT.
Des recrutements qui se normalisent
Les recrutements en CDI et CDD sont en recul. Toutefois, ils restent proches de la moyenne décennale (-7 % seulement par rapport à cette référence). La période 2021-2023 avait été marquée par un rattrapage massif post-Covid, avec des pics d'embauche exceptionnels. En 2024, le ralentissement s'apparente davantage à une normalisation.
Les données Hellowork confirment cette lecture : en 2025, le volume d'offres du secteur recule de 11 %, un rythme désormais proche de la baisse générale du marché (-9,8 % tous secteurs confondus). Les CDI représentent 68 % des offres, en légère hausse. L'alternance, en revanche, recule nettement (-31 %), en lien avec la réforme du financement de l'apprentissage.
Deux familles de métiers concentrent l'essentiel des embauches
Les besoins du secteur ne se répartissent pas de façon homogène. Deux grandes catégories de postes captent la majorité des recrutements, avec des niveaux de tension très différents sur le marché des candidats.
La relation client, cœur du recrutement bancaire
Les métiers de la relation client restent le premier poste de recrutement. En 2024, ils représentent 56 % des embauches en CDI, en progression de 2 points sur un an (données AFB).
Le poste de conseiller clientèle particulier domine largement le classement. Ces postes en agence bénéficient d'un avantage. En effet, ils sont accessibles aux jeunes diplômés et aux alternants, ce qui maintient un flux de candidatures régulier. C'est aussi le métier le plus spontanément recherché par les candidats sur la plateforme Hellowork. En effet, 20 % des requêtes liées au secteur bancaire portent spécifiquement sur le poste de conseiller clientèle.
Tech, data et conformité : des profils courtisés
Les métiers de l'IT et de la data montent en puissance dans les recrutements du secteur. L'informatique représente 7,6 % des embauches en CDI en 2024, et occupe la troisième position des fonctions de la banque-assurance qui recrutent le plus sur Hellowork en 2025. Les fonctions de contrôle-conformité et de gestion des risques complètent le tableau des profils recherchés.
Pour ces profils qualifiés, le sourcing direct via une CVthèque permet d'identifier des profils en poste, ouverts à de nouvelles opportunités, afin de les contacter avant vos concurrents.
Des candidats à aller chercher
Le comportement des candidats face au secteur banque-assurance révèle un décalage frappant entre l'intérêt spontané et l'engagement réel une fois l'offre consultée. Ce décalage, loin d'être une fatalité, dessine une feuille de route claire pour les recruteurs du secteur. En effet, gagner en visibilité et en attractivité peut permettre de déclencher des candidatures.
Un secteur que les candidats ne cherchent pas spontanément
Le secteur banque-assurance n'est pas un réflexe de recherche pour les candidats. Sur Hellowork en 2025, les recherches liées à la banque progressent deux fois moins vite que la moyenne du marché. En volume, le secteur arrive loin derrière le BTP, l'hôtellerie-restauration ou les services à la personne. Et lorsque les candidats cherchent, ils tapent un métier (« conseiller bancaire », « analyste crédit »), rarement un nom d'entreprise. Seules 4 % des recherches de ce secteur mentionnent un employeur.
Puisque le secteur ne fait pas partie de leur réflexe de recherche, il convient d'aller capter les candidats là où ils se trouvent. Par exemple, les campagnes ciblées sur les réseaux sociaux exposent vos offres à des profils passifs qui n'auraient pas engagé de démarche de recherche dans la banque.
Mais un taux de candidature parmi les plus élevés du marché
Ce faible volume de recherches contraste avec un engagement remarquable. Sur Hellowork en 2025, 39 % des candidats qui consultent une offre en banque-assurance entament un processus de candidature. C'est 10 points de plus que l'hôtellerie-restauration, et 20 points de plus que la santé.
L'enjeu pour les recruteurs du secteur est de se rendre visibles. Lorsque l'offre est exposée, elle semble générer un engagement supérieur à la moyenne. Tout l'effort mérite d'être porté sur la captation en amont.
Marque employeur et cooptation : deux réponses au déficit de notoriété
Avec seulement 4 % des recherches qui mentionnent un nom d'entreprise, la marque employeur représente un terrain sous-investi dans le secteur. Or, 86 % des candidats se renseignent sur une entreprise avant de postuler, selon l'enquête Hellowork 2025. Un site carrière structuré, et des pages entreprises qui donnent la parole à vos équipes aident à combler cet écart.
Pour les profils rares ou spécialisés, vos collaborateurs constituent un relais souvent sous-exploité. 55 % des recruteurs pratiquent déjà la cooptation, qui représente environ 10 % de leurs recrutements en moyenne (enquête Hellowork 2025). Les candidats recrutés par ce biais s'inscrivent davantage dans la durée. En effet, 47 % sont encore en poste après trois ans. Un programme de cooptation structuré peut vous aider à mobiliser vos équipes et à accéder à des profils pénuriques ou qualifiés.
Les questions fréquentes sur le recrutement dans le secteur banque et assurance